La Bourse de Paris en hausse de 0,53% franchit les 7.100 points

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La Bourse de Paris a établi deux nouveaux records, absolu et en clôture, lundi, toujours lancée dans sa dynamique haussière par les résultats d’entreprises et la posture accommodante des banques centrales face à la flambée de l’inflation.

L’indice vedette CAC 40 a progressé de 37,23 points ou 0,53%, à 7.128,63 points, battant son record de clôture de vendredi. Il a aussi atteint un nouveau plus haut en séance, à 7.136,13 points. Vendredi, il avait pris 0,45% pour conclure une sixième semaine de hausse consécutive.

Après une ouverture à l’équilibre, la cote parisienne a vite repris sa pente ascendante, à peine adoucie après le réveil des investisseurs américains.

La résurgence de l’inflation ou les doutes sur la croissance n’ont pas de prise sur les marchés actions, même si ces informations sont au centre de l’attention.

Sur le rythme de la hausse des prix qui ne cesse d’accélérer aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, « les banques centrales ont des discours accommodants », et promettent « une normalisation douce » de leurs taux directeurs, explique à l’AFP Florence Barjou, gérante à Lyxor AM.

La hausse des taux est l’un des principaux instruments permettant de lutter contre l’inflation, mais peut pénaliser l’activité économique.

Lundi, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde a jugé prématuré de spéculer sur l’évolution des taux directeurs en 2023, réaffirmant devant le Parlement européen que, jusque-là, ils ne seraient très probablement pas relevés.

« Les taux d’intérêt réels », c’est-à-dire une fois l’inflation soustraite, « sont à un point bas historique. Dans ce genre d’environnement, les actions restent un actif avantageux pour les investisseurs », souligne Mme Barjou.

Elle note aussi « les écarts de valorisation avec les Etats-Unis » qui restent favorables aux entreprises européennes, et « la saison des résultats, très porteuse », où les craintes du côté de l’offre (hausse des coûts, problèmes d’approvisionnement), ne se sont pas matérialisées dans les comptes.

Après un fort mouvement haussier, les investisseurs « n’ont pas envie d’avoir un positionnement agressif, mais plutôt neutre », jusqu’à la fin de l’année, estime Mme Barjou.

Carnet de bord rempli de contrats pour Airbus

Après 255 avions monocouloirs A321 commandés par quatre compagnies en ouverture du salon aéronautique de Dubaï dimanche, l’avionneur européen Airbus a annoncé que le loueur américain Air Lease Corporation (ALC) a signé une lettre d’intention pour l’achat de 111 avions, y compris de la future version cargo de son long courrier A350. Airbus a gagné 1,69% à à 114,04 euros.

Pierre & Vacances délaissé

Pierre et Vacances a chuté de 13,06% à 7,92 euros. Le spécialiste des résidences de loisirs, toujours à la recherche de fonds pour redresser la barre, n’a reçu qu’une seule offre ferme pour recapitaliser le groupe, selon le quotidien Les Echos. Depuis le 1er janvier, l’action a perdu plus de 46% de sa valeur.

L’acier fond

Les entreprises liées à l’acier ont perdu du terrain, tandis que des responsables japonais et américains ont tenu à Tokyo des pourparlers commerciaux de haut niveau. Washington s’est dit prêt à discuter d’une réduction de ses droits de douane sur l’acier et l’aluminium imposés sous la présidence de Donald Trump.

Aperam a perdu 4,57% à 46,55 euros et ArcelorMittal a fini lanterne rouge du CAC 40 (-2,59% à 26,89 euros).

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