Le CAC 40 opte pour une hausse prudente avant le compte rendu de la Fed

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A l’issue d’une séance bien volatile, la Bourse de Paris clôture finalement en nette hausse. Les investisseurs scruteront ce mercredi soir dans le procès-verbal (les “minutes”) de la dernière réunion de la Réserve fédérale des Etats-Unis les indications susceptibles de guider la politique monétaire à venir…

Longtemps incertaine, la Bourse de Paris a réussi à clôturer dans le vert mercredi, pratiquement à son meilleur niveau de la journée, avant deux séances où l’actualité en provenance des fleurons tricolores cotés pourrait marquer le pas en raison de l’Ascension. Après avoir débuté en hausse, le CAC 40 s’est affaibli jusqu’à passer quelques temps en territoire négatif en début d’après-midi. Mais l’indice tricolore s’est repris dans l’après-midi pour conclure sur une hausse de 0,73%, échouant de peu à atteindre les 6300 points, en finissant à 6.298,64 points. Un rebond cependant insuffisant pour combler le retard accusé mardi soir (-1,7%).

La Banque centrale américaine va concentrer toutes les attentions alors que les investisseurs se demandent si elle entend continuer à asséner des relèvements de taux par pas de 0,5 point pour dompter l’inflation, ou pourrait-elle ralentir le rythme de durcissement, et en fonction de quels signaux macro-économiques. La publication du compte rendu de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed des 3 et 4 mai, vers 20h00 heure de Paris, alimentera à nouveau les débats alors que l’institution entamera par ailleurs dans quelques jours une nouvelle étape de réduction de son bilan.

D’ici la publication des “minutes”, les commandes de biens durables du mois écoulé aux Etats-Unis ont également été au programme du jour. Elles sont ressorties sont ressorties en hausse de 0,4% en comparaison du mois antérieur, contre une progression de 0,6% attendue par le consensus. La statistique intervient après une flopée d’indicateurs déjà médiocres mardi (recul des PMI de part et d’autre de l’Atlantique, effondrement de l’indice manufacturier de la Fed de Richmond, chute des ventes de logements neufs…).

Une inflation “durable et non transitoire”

“La réalité désagréable est que les banques centrales vont être obligées de continuer à resserrer leur politique, même si la croissance ralentit dans le monde entier, parce que l’inflation s’est avérée durable et non transitoire. C’est le moins pire des choix que les banques centrales doivent faire dans un environnement stagflationniste”, signale Jeffrey Halley, analyste chez Oanda.

Du côté des valeurs parisiennes, la Compagnie des Alpes (+14,50%) s’est distinguée à la Bourse de Paris. Malgré les incertitudes économiques du moment, le groupe de loisirs a présenté un très bon premier semestre qui l’incite à avancer d’un an son objectif de dépasser ses résultats d’avant la pandémie, d’autant que la saison estivale se présente bien pour le moment.

Bonduelle (+5,1%) a profité de son côté du projet de cession à des institutionnels québécois de 65% du capital de sa filiale Bonduelle Americas Long Life (BALL, dédiée à la transformation et la commercialisation de légumes en conserve et en surgelé, aux États-Unis et au Canada) sur la base d’une valeur d’entreprise de 850 millions de dollars. Un projet de cession également à l’ordre du jour chez Veolia (+2,1%), qui a conclu un accord pour céder à Séché ses services de traitement des eaux industrielles en France. Il s’agit là de la dernière étape des remèdes antitrust proposés en vue de faire accepter la fusion Veolia-Suez.

Résolution climatique adoptée chez TotalEnergies

TotalEnergies est pour sa part en mode acquisition, avec la signature d’un accord pour racheter 50% de Clearway Energy Group, cinquième acteur américain des énergies renouvelables, dont Global Infrastructure Partners conservera 50%. L’énergéticien tricolore a gagné 2,8% après le vote d’une résolution en faveur du climat lors de son assemblée générale.

En repli, Sodexo a lâché près de 5% après avoir finalement renoncé à ouvrir le capital de sa branche ‘avantages et récompenses’.

Au chapitre énergétique, les cours pétroliers se stabilisaient autour de 110 dollars (110,41 dollars pour le Brent, 109,48 dollars pour le WTI), tandis que les opérateurs redoutent un embouteillage précoce des infrastructures américaines en amont de la driving season aux Etats-Unis, dans la mesure où les distributeurs et importateurs tenteront tous d’éviter la congestion due aux difficultés logistiques notamment dans les ports de la côte est où les entrepôts débordent déjà.

Sur le marché des changes, l’emballement pour l’euro qui a porté la monnaie unique au plus haut d’un mois après les commentaires de la patronne de la BCE retombait sensiblement. L’euro s’échangeait contre 1,0657 dollar, en repli de 0,7% depuis la veille.

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