Le gouvernement autorise l'Alsace à taxer le transport routier

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Le gouvernement a adopté mercredi une ordonnance qui accorde à l’Alsace la possibilité de taxer le transport routier afin de le « rééquilibrer » avec l’Allemagne, comme le souhaite cette région qui veut lutter contre l’afflux de poids lourds.

« L’ordonnance concerne une taxe pour les transports routiers au sein de la collectivité européenne d’Alsace afin de rééquilibrer les trafics routiers frontaliers entre l’Alsace et l’Allemagne », a expliqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l’issue du Conseil des ministres.

« Ce texte donne latitude à la collectivité européenne d’Alsace pour fixer une taxe sur certains véhicules à un taux qu’elle déterminera », a-t-il ajouté, soulignant que « cette ordonnance illustre aussi le principe de différenciation qui est au cœur de notre action, de notre approche pour les territoires ».

En début d’année, la toute nouvelle collectivité européenne d’Alsace, qui a récupéré la gestion de certains tronçons routiers, a souhaité lutter contre l’afflux de poids lourds sur l’A35 avec une taxe spécifique.

Les députés ont donné ce printemps leur aval à la mise en place éventuelle d’une « contribution » poids lourds dans les régions qui le souhaitent, une mesure inflammable et critiquée à droite, qui a dénoncé le « retour de l’écotaxe » abandonnée en 2014.

La possibilité d’une écotaxe régionale est diversement appréciée par les régions. En Ile-de-France, Valérie Pécresse (ex-LR) y est par exemple favorable. Même chose pour les socialistes Marie Guite-Dufay en Bourgogne-Franche-Comté ou Alain Rousset en Nouvelle Aquitaine.

En Bretagne, où était née la fronde des « bonnets rouges » opposés à l’écotaxe, le PS Loïg Chesnais-Girard est hostile au dispositif.

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