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Analyses

Mondial 2026 : à l’heure des demi-finales, le onze des joueurs aux revenus les plus élevés du tournoi

La Coupe du monde aborde sa dernière ligne droite. Après un mois de compétition et une centaine de matchs disputés, quatre sélections restent en course.

Par La rédaction · 11 min de lecture

La Coupe du monde 2026 aborde sa dernière ligne droite. Après un mois de compétition et une centaine de matchs disputés, quatre sélections restent en course : la France affronte l’Espagne mardi 14 juillet à 21 heures (heure de Paris) à l’AT&T Stadium de Dallas, tandis que l’Angleterre se mesure à l’Argentine, tenante du titre, mercredi 15 juillet à Atlanta. Les vainqueurs se retrouveront dimanche 19 juillet au MetLife Stadium du New Jersey pour la finale de cette 23e édition, la première disputée à 48 équipes, sur le territoire de trois pays hôtes (États-Unis, Canada et Mexique) et dans un nombre record de 16 villes.

Cette édition restera également comme la première à avoir aligné deux joueurs milliardaires : Cristiano Ronaldo, 41 ans, capitaine d’un Portugal désormais éliminé, et Lionel Messi, 38 ans, toujours en lice avec l’Argentine. Les onze participants les mieux rémunérés du tournoi ont cumulé, selon les estimations, près de 950 millions de dollars de revenus sur les douze mois précédant la compétition. Un chiffre à mettre en regard de l’envolée de la billetterie : la FIFA a récemment proposé un billet pour la finale à 32 970 dollars, soit le triple du tarif pratiqué lors d’une mise en vente en avril et plus de vingt fois le prix d’un billet équivalent pour la finale de 2022 au Qatar. Sur la plateforme officielle de revente, quatre places pour la finale ont même été affichées à un peu moins de 2,3 millions de dollars chacune.

Sept des onze joueurs de ce classement ont quitté la compétition. Quatre restent en course pour le trophée, dont les deux hommes qui se disputent actuellement le titre de meilleur buteur du tournoi.

Cristiano Ronaldo, 300 millions de dollars : un record absolu, mais une élimination de plus

Cristiano Ronaldo

L’attaquant portugais domine le classement avec 300 millions de dollars de revenus estimés sur douze mois, dont 235 millions issus de son activité sportive et 65 millions de sources extra-sportives. Il occupe pour la quatrième année consécutive la première place mondiale des sportifs les mieux payés, toutes disciplines confondues, et égale la performance du boxeur Floyd Mayweather Jr., soit le montant annuel le plus élevé jamais mesuré pour un athlète, hors ajustement de l’inflation. Seul sportif en activité à avoir franchi les 2 milliards de dollars de gains cumulés en carrière, il affiche un patrimoine évalué à 1,2 milliard de dollars. Sa sixième phase finale mondiale s’est achevée avant le dernier carré : à 41 ans, le champion de Saudi Pro League avec Al-Nassr repart une nouvelle fois sans le seul trophée majeur qui manque à son palmarès, et il s’agissait très vraisemblablement de sa dernière tentative.

Lionel Messi, 140 millions de dollars : le record de Klose et un deuxième sacre consécutif en jeu

Lionel Messi

L’Argentin, dont la fortune est estimée à 1,1 milliard de dollars, présente une répartition parfaitement équilibrée : 70 millions de revenus sportifs et 70 millions de contrats commerciaux. À 38 ans, l’attaquant de l’Inter Miami dispute lui aussi une sixième phase finale, un record partagé avec son rival portugais, mais son parcours se poursuit : l’Argentine défie l’Angleterre mercredi pour une place en finale, avec la perspective d’un quatrième titre mondial pour l’Albiceleste, le deuxième d’affilée. Au coude-à-coude avec Kylian Mbappé pour le titre de meilleur buteur de cette édition, Messi menace au passage le record historique de Miroslav Klose et ses 16 buts en phase finale. Sa présence irrigue par ailleurs les campagnes publicitaires du tournoi : il apparaît dans les spots d’Adidas aux côtés de Bad Bunny et de Timothée Chalamet, ainsi que de Michelob Ultra avec Christian Pulisic et Billy Bob Thornton, tandis que l’enseigne de bricolage Lowe’s commercialise une réplique gonflable du joueur de trois mètres de haut à 99 dollars.

Kylian Mbappé, 95 millions de dollars : capitaine en mission vers une troisième finale de rang

Kylian Mbappé

Le capitaine des Bleus, 27 ans, perçoit 70 millions de dollars au titre de son contrat avec le Real Madrid et 25 millions de revenus commerciaux. Meilleur buteur de la Ligue des champions lors de la saison 2025-2026, champion du monde à 19 ans en 2018 et finaliste en 2022, il réalise un tournoi de premier plan : buteur régulier et meneur de son équipe, il rivalise avec Messi en tête du classement des buteurs et conduit la France vers une possible troisième finale mondiale consécutive. La demi-finale face à l’Espagne, mardi soir à Dallas, a valeur de revanche : la Roja avait éliminé les Bleus en demi-finale de l’Euro 2024, avant de les battre 5-4 en Ligue des nations l’année suivante. À l’approche du tournoi, Mbappé avait conclu un partenariat axé sur le bien-être avec le groupe hôtelier Fairmont Hotels & Resorts et rejoint l’assureur santé Alan, à la fois comme ambassadeur et comme investisseur.

Erling Haaland, 80 millions de dollars : la belle histoire norvégienne stoppée par l’Angleterre

Erling Haaland

Le buteur de Manchester City, 25 ans, cumule 60 millions de revenus sportifs et 20 millions de contrats publicitaires. Il disputait la première phase finale de la Norvège depuis 1998, soit deux ans avant sa naissance, et l’aventure s’est achevée en quarts de finale, avec une défaite 2-1 après prolongation face à l’Angleterre. Malgré une prolongation de contrat majeure signée l’an dernier avec le club anglais, il reste courtisé : l’entrepreneur des énergies renouvelables Enrique Riquelme a promis de le recruter s’il était élu à la présidence du Real Madrid, déclaration à laquelle Manchester City a répondu en brandissant la menace d’une action en justice.

Vinicius Jr., 60 millions de dollars : un pronostic qui s’est vérifié

Vinícius Júnior

L’ailier du Real Madrid, 25 ans, perçoit 40 millions de dollars de revenus sportifs et 20 millions de gains commerciaux. Avant le tournoi, il avait publiquement minimisé à plusieurs reprises les chances du Brésil, citant l’Argentine, le Portugal, l’Espagne et la France comme principaux prétendants. Les faits lui ont donné en partie raison : la Seleção, quintuple championne du monde, a de nouveau échoué à mettre fin à une disette qui dure depuis 2002, et trois des quatre équipes qu’il avait désignées composent le dernier carré. Des observateurs attentifs avaient par ailleurs repéré dans une publicité Nike l’apparition furtive d’un avatar du joueur dans le jeu vidéo Fortnite, collaboration jamais officialisée à ce jour.

Mohamed Salah, 55 millions de dollars : une page tournée, un avenir à écrire

Mohamed Salah

Après neuf saisons, 257 buts et deux titres de Premier League avec Liverpool, l’ailier égyptien de 34 ans avait négocié en mars une résiliation anticipée de son contrat lui permettant de s’engager librement cet été. Ses revenus se répartissent entre 35 millions de dollars sportifs et 20 millions commerciaux. L’Égypte, septuple vainqueur record de la Coupe d’Afrique des nations, disputait sa quatrième phase finale dans un groupe G composé de la Belgique, de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande, avant de quitter la compétition. Le dossier de la prochaine destination du joueur devrait désormais animer le marché des transferts estival.

Sadio Mané, 54 millions de dollars : le Sénégal éliminé, un contrat en fin de course

Sadio Mané

L’ailier de 34 ans, coéquipier de Ronaldo à Al-Nassr, tire l’essentiel de ses revenus de son contrat sportif (50 millions de dollars, contre 4 millions de gains commerciaux). Vainqueur du championnat saoudien cette année, il avait également remporté la Coupe d’Afrique des nations en janvier avec le Sénégal, avant que le titre ne soit retiré deux mois plus tard, les joueurs sénégalais ayant quitté la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc. Absent de l’édition 2022 sur blessure, il n’a pas pu ramener sa sélection en quarts de finale, et son contrat saoudien arriverait à échéance à la fin du mois, ce qui ouvre la voie à un nouveau feuilleton contractuel.

Jude Bellingham, 44 millions de dollars : dans la rotation d’une Angleterre en demi-finale

Jude Bellingham

Le milieu de terrain du Real Madrid, qui fêtera ses 23 ans dans quelques semaines, perçoit 29 millions de dollars de revenus sportifs et 15 millions de contrats publicitaires. Deuxième plus jeune buteur de l’histoire de l’Angleterre en phase finale lors du Mondial 2022, transféré ensuite du Borussia Dortmund au Real Madrid pour plus de 100 millions de dollars, l’une des indemnités les plus élevées jamais enregistrées, il évolue dans un effectif d’une profondeur inédite. Le sélectionneur Thomas Tuchel, qui revendiquait avant le tournoi « 14 ou 15 titulaires potentiels », a tenu parole en faisant tourner son groupe jusqu’en demi-finale, où les Three Lions retrouvent l’Argentine mercredi à Atlanta, un duel chargé d’histoire entre les deux nations.

Lamine Yamal, 43 millions de dollars : 19 ans la veille d’une demi-finale contre la France

Lamine Yamal

L’ailier espagnol du FC Barcelone cumule 33 millions de dollars de revenus sportifs et 10 millions de gains commerciaux. Arrivé au tournoi en délicatesse avec ses ischio-jambiers et soumis à une gestion prudente de son temps de jeu en début de compétition, il monte en puissance avec la Roja, qualifiée pour le dernier carré après sa victoire 2-1 sur la Belgique en quarts. Le prodige, qui fêtera ses 19 ans la veille de la demi-finale contre la France, a lui-même lancé les hostilités en rappelant que l’Espagne avait éliminé les Bleus lors de leur dernière confrontation à l’Euro 2024, où il avait marqué. Sa visibilité commerciale reste maximale : signataire d’un contrat avec American Eagle en janvier, il figure dans les campagnes mondiales de Coca-Cola, McDonald’s, Powerade et Visa.

Harry Kane, 41 millions de dollars : le serial buteur à deux victoires d’un premier titre

Harry Kane

Seul représentant de la Bundesliga allemande parmi les onze joueurs de ce classement, l’attaquant du Bayern Munich, 32 ans, perçoit 29 millions de dollars sportifs et 12 millions commerciaux. Meilleur buteur de l’histoire de la sélection anglaise avec 79 réalisations en 113 apparitions avant le tournoi, co-lauréat du Soulier d’or de l’Euro 2024 où l’Angleterre s’était inclinée en finale, il avait abordé la compétition en pleine forme, fort de 32 buts en club et en sélection sur l’année 2026 selon les données d’ESPN, soit 14 de plus que tout autre joueur au monde. L’Angleterre, qui n’a plus soulevé le trophée depuis 1966, n’est plus qu’à deux victoires d’y remédier.

Neymar, 38 millions de dollars : le poids du numéro 10 pour un dernier tour de piste

Neymar

L’attaquant de Santos, 34 ans, présente la structure de revenus la plus atypique du classement : 10 millions de dollars seulement de revenus sportifs, contre 28 millions de gains commerciaux, reflet d’un portefeuille de sponsors qui a survécu aux blessures. Arrivé au tournoi en phase de récupération d’une blessure au mollet et en concurrence avec Vinicius Jr. et Raphinha selon le sélectionneur Carlo Ancelotti, il a tout de même marqué l’histoire : le Brésil lui avait confié son emblématique maillot numéro 10, porté avant lui par Pelé, Zico, Rivaldo, Ronaldinho et Kaká, faisant de lui le premier Brésilien à l’arborer lors de quatre phases finales. L’élimination de la Seleção referme très probablement son chapitre en Coupe du monde.

Méthodologie du classement
Les montants recensés couvrent les douze mois précédant le tournoi et sont convertis en dollars américains aux taux de change de mai, arrondis au million le plus proche. Les revenus sportifs correspondent à la saison 2025-2026 des clubs et intègrent les salaires de base, les primes et, dans certains cas, des accords de droits à l’image conclus avec les clubs ; pour Messi, dont le championnat nord-américain suit l’année civile, la période de référence porte sur les douze derniers mois. Les revenus extra-sportifs regroupent les flux annuels issus des contrats publicitaires, des licences, des apparitions publiques et des produits dérivés, ainsi que les retours en numéraire des participations significatives détenues par les joueurs dans des entreprises. Pour certains d’entre eux, dont Messi et Ronaldo, des sponsors de clubs ou de ligues sont réputés subventionner une partie des contrats sportifs, valeur intégrée aux estimations correspondantes. Les chiffres s’appuient sur des articles de presse, des bases de données publiques telles que Capology.com et des entretiens avec des acteurs du secteur, dont le correspondant spécialisé Tancredi Palmeri, Mariano Trasande de DODICI Sports Management et Shea Richard Soma de Xeric Sports Management. Les revenus de placements financiers, tels que les intérêts ou les dividendes, sont exclus, à la différence des produits de cession de participations. Les montants sont exprimés avant impôts et commissions d’agents, hors indemnités de transfert.

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