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4 731 communes ont augmenté la taxe foncière en 2026

Par La rédaction · 4 min de lecture
Les avis de taxe foncière 2026 ont été adressés aux propriétaires entre la fin août et le début septembre. Selon la note publiée par la Direction générale des finances publiques sur les taux de fiscalité directe locale votés cette année, 85,8 % des communes, soit 29 893, ont reconduit leur taux de taxe foncière sur les propriétés bâties. 4 731 communes, soit 13,6 %, l’ont relevé et 217 l’ont abaissé. Ces votes sont les premiers intervenus après les élections municipales des 15 et 22 mars.

Une hausse de 0,8 % indépendante des votes locaux

Le montant de la taxe résulte du produit de deux composantes. L’assiette correspond à la moitié de la valeur locative cadastrale, loyer théorique que le bien pourrait produire s’il était loué. Les taux sont votés par les communes, les intercommunalités et, le cas échéant, les syndicats de communes, auxquels s’ajoutent des taxes annexes comme la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ou la taxe Gemapi. Les valeurs locatives ont été revalorisées forfaitairement de 0,8 % en 2026, après 1,7 % en 2025 et 3,9 % en 2024. Depuis 2018, l’article 1518 bis du code général des impôts indexe automatiquement ce coefficient sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé entre novembre de l’année précédente et novembre de l’année antérieure, sans vote annuel du Parlement. À taux inchangés, cette revalorisation ajoute environ 9 euros au montant moyen acquitté par un particulier, qui s’élevait à 1 117 euros en 2025 selon la DGFiP, taxes annexes et frais de gestion compris.

Des hausses contenues dans la majorité des cas

Parmi les communes ayant relevé leur taux, 85 % l’ont fait dans la limite de deux points, contre environ 90 % en 2025. Rapportées à la population, ces hausses concernent 8,2 % des habitants. La proportion de reconductions recule légèrement par rapport à 2025, où elle atteignait 86,3 %, mais reste supérieure aux niveaux de 2024 et des années antérieures. Les intercommunalités affichent une stabilité plus marquée : 92,2 % ont reconduit leur taux et 7,6 % l’ont augmenté. Les ajustements se concentrent dans les petites communes. Dans celles de moins de 500 habitants, 14,3 % de la population est concernée par une hausse de taux. Les autres impôts locaux suivent la même tendance : les taux de taxe foncière sur les propriétés non bâties ont été reconduits dans 87 % des communes, ceux de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires dans 83,2 % et ceux de la cotisation foncière des entreprises dans 89,9 %.

Les grandes villes, entre stabilité et hausses marquées

L’étude annuelle du cabinet FSL, publiée le 9 juillet sur les 198 communes de plus de 40 000 habitants, relève que 85,8 % d’entre elles ont maintenu leur taux. Onze ont voté une hausse, dans une fourchette allant de 14,1 % à Drancy à 95 % à Mamoudzou, où les budgets locaux sont affectés par la reconstruction consécutive au passage du cyclone Chido en décembre 2024. Nice a, à l’inverse, voté une baisse de 13,2 %. En Île-de-France, Montrouge a porté son taux de foncier bâti de 19,98 % à 24,98 %, soit cinq points supplémentaires, et Clamart de 22,98 % à 26,86 %. Rapportées au taux antérieur, ces hausses représentent respectivement 25 % et 17 % d’augmentation de la part communale, bien au-delà de l’effet de la seule revalorisation des bases.

Une ressource devenue centrale pour les communes

La taxe foncière sur les propriétés bâties représente désormais un peu plus de 40 % des recettes de fonctionnement des communes. Depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, elle constitue le principal levier fiscal à leur disposition, avec la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Les efforts d’économies demandés aux collectivités par les lois de finances successives, appelés à se poursuivre dans le projet de loi de finances pour 2027, accroissent la pression sur cette ressource. Pour un propriétaire bailleur, la taxe foncière reste intégralement à sa charge, seule la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pouvant être récupérée auprès du locataire. Elle est en revanche déductible des revenus fonciers au régime réel d’imposition.

Calendrier de paiement

La date limite de paiement est fixée au 15 octobre 2026 pour les règlements hors voie dématérialisée et au 20 octobre à minuit pour les paiements en ligne. Au-delà de 300 euros, le paiement dématérialisé est obligatoire en application de l’article 1681 sexies du code général des impôts. Les contribuables mensualisés ne sont pas concernés par ces échéances. L’avis d’imposition détaille, colonne par colonne, les taux votés en 2025 et en 2026 pour chaque collectivité, ce qui permet d’identifier l’origine d’une éventuelle hausse.

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