Action, ETF, obligation : vos produits préférés pour investir en bourse

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En 2020, 1,5 million de particuliers ont passé au moins un ordre en bourse, contre 1,2 million en 2018. Si les actions demeurent leur actif chouchou, l’appétit des investisseurs pour les trackers progresse.

Dans le supermarché des instruments financiers, l’action est reine ! « Depuis deux ans, 800 000 Français ont ouvert un compte titres afin d’investir en actions dans les entreprises françaises. Ces chiffres de l’Autorité des marchés financiers sont confirmés par le nombre de transactions réalisées par les particuliers sur les marchés boursiers. Celles-ci ont été multipliées par trois en 2020 », se réjouit la Fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissement.

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9 boursicoteurs sur 10 ont « tradé » des actions en 2020

Dans le détail, d’après les chiffres compilés par l’AMF, 1 498 000 de particuliers ont passé au moins un ordre sur les marchés en 2020. Parmi eux, 90% ont acquis ou vendu au moins une action. Le plus souvent, ils ont investi de l’argent puisque le nombre d’acheteurs d’actions a dépassé de 451 000 le nombre de vendeurs en 2020.

A l’inverse, l’an passé, seuls 5,5% ont « tradé » des obligations. Ce clivage action-obligation s’est renforcé ces dernières années. En 2018, encore 10% des investisseurs individuels avaient arbitré sur des obligations, contre 86% pour des actions. Puis, en 2019, la part des particuliers ayant arbitré sur au moins une action a grimpé à 90%. Pour les obligations, elle a chuté à 6,5%.

Il faut dire que l’année 2019 a été marquée par un événement boursier majeur : l’introduction en bourse de la FDJ qui a notamment motivé 350 000 particuliers à revenir ou faire leurs premiers pas en bourse. Mais la raison de la perte d’engouement pour les actifs obligataires est plus structurelle : elle est liée à la chute des taux d’intérêt. Si les obligations émises par des entreprises présentant un risque de défaut important (les « high yield » dans le jargon financier) continuent à avoir un rendement positif, celui des actifs jugés moins risqués comme les emprunts d’Etat dégringole : l’OAT à 10 ans Français est passé de 0,8% début 2018 à -0,3% aujourd’hui.

+63% de particuliers sensibles aux trackers

Autre enseignement : les ETF (aussi appelés trackers) ont le vent en poupe. Ces fonds indiciels, qui permettent de répliquer, plus ou moins finement, les variations des grands indices comme le CAC 40, attirent de plus en plus les particuliers. En 2018, 143 000 particuliers avaient arbitré des ETF. Ils étaient 175 000 en 2019 et 233 000 en 2020, soit une hausse de 63% des investisseurs actifs sur ces supports en seulement 3 années. Principaux atouts de ces fonds : leurs frais (0,3% de frais de gestion pour un ETF, contre 1,6% pour un fonds actions grand public) et leur praticité puisqu’ils permettent en un seul actif de s’exposer à un marché, un indice ou à un secteur d’activité entier.

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