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Assurance vie : fonctionnement, fiscalité et transmission

Par La rédaction · 3 min de lecture

L’assurance vie est le placement préféré des Français pour faire fructifier leur épargne à moyen et long terme et préparer la transmission de leur patrimoine. Fonds en euros, unités de compte, fiscalité après 8 ans, clause bénéficiaire : voici comment elle fonctionne.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les règles fiscales évoluent : vérifiez-les avant toute décision.

Comment fonctionne un contrat d’assurance vie ?

Vous versez de l’argent sur un contrat, en une fois ou régulièrement, et il est investi sur différents supports :

  • Les fonds en euros : le capital est garanti par l’assureur (hors frais), et les intérêts sont acquis chaque année. Le rendement est modéré.
  • Les unités de compte : actions, obligations, immobilier (SCPI), ETF… Le rendement potentiel est plus élevé, mais le capital n’est pas garanti : vous pouvez perdre de l’argent.

L’argent n’est pas bloqué : vous pouvez faire un rachat (retrait) partiel ou total à tout moment.

Les frais à surveiller

  • Les frais sur versements, de 0 % sur les contrats en ligne à plusieurs pourcents dans certains réseaux.
  • Les frais de gestion annuels, prélevés sur l’épargne.
  • Les frais des supports en unités de compte.

Sur 20 ans, quelques dixièmes de pourcent de frais font une vraie différence : comparez les contrats.

La fiscalité des rachats

Seuls les gains contenus dans le rachat sont imposés, pas le capital versé. Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017 :

  • Avant 8 ans : prélèvement forfaitaire de 12,8 % (ou barème de l’impôt sur option), plus les prélèvements sociaux.
  • Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € de gains pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. Au-delà, 7,5 % d’impôt tant que les versements ne dépassent pas 150 000 €, 12,8 % pour la part au-delà, plus les prélèvements sociaux.

Les prélèvements sociaux restent de 17,2 % sur l’assurance vie, la hausse de la CSG de 2026 ne s’appliquant pas à ce placement. Sur les fonds en euros, ils sont prélevés chaque année.

D’où l’intérêt d’ouvrir un contrat tôt, même avec un petit montant : c’est la date d’ouverture qui compte pour les 8 ans.

La transmission

Au décès, les capitaux sont versés aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire, en dehors de la succession, avec une fiscalité avantageuse :

  • Versements avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis taxation à 20 % sur les 700 000 € suivants et 31,25 % au-delà.
  • Versements après 70 ans : abattement global de 30 500 € sur les versements, tous bénéficiaires confondus. Les gains, eux, sont exonérés.
  • Le conjoint ou le partenaire de PACS est totalement exonéré.

Rédigez soigneusement la clause bénéficiaire et mettez-la à jour après chaque événement familial. Voir notre guide de la succession.

Retrouver un contrat oublié

Si vous pensez être bénéficiaire d’un contrat d’un proche décédé, interrogez l’Agira. Les contrats non réclamés sont transférés à la Caisse des dépôts et consultables sur le site Ciclade.

Nos conseils

  • Gardez votre épargne de précaution sur les livrets réglementés, et l’assurance vie pour le moyen et long terme.
  • Choisissez un contrat avec peu de frais et un bon choix de supports.
  • Diversifiez selon votre horizon de placement et votre tolérance au risque.
  • Comparez avec le PEA pour les actions et le PER pour la retraite.

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