Accueil›Dossiers›Découvert bancaire : règles, frais et recours
Dossiers

Découvert bancaire : règles, frais et recours

Par La rédaction · 2 min de lecture

Passer dans le rouge arrive à beaucoup de ménages, mais un découvert non maîtrisé peut coûter cher : agios, commissions, frais de rejet. Voici les règles du découvert bancaire, les frais plafonnés et comment réagir.

Découvert autorisé ou non autorisé ?

  • Le découvert autorisé est prévu par votre convention de compte, avec un montant maximum et une durée. S’il dépasse un mois, il est soumis aux règles du crédit à la consommation.
  • Le découvert non autorisé (ou dépassement) n’a pas été accordé, ou dépasse le montant prévu. Il coûte plus cher et peut entraîner des rejets de paiements.

Les frais

  • Les agios : les intérêts calculés sur le montant et la durée du découvert. Leur taux ne peut dépasser le taux d’usure.
  • Les commissions d’intervention : facturées pour chaque opération traitée malgré un solde insuffisant, plafonnées à 8 € par opération et 80 € par mois, et à 4 € et 20 € pour les clients en situation de fragilité financière.
  • Les frais de rejet : pour un prélèvement ou un chèque rejeté, également plafonnés.
  • La lettre d’information préalable au rejet d’un chèque peut être facturée.

Les risques

  • Le rejet de chèque sans provision entraîne une interdiction bancaire d’émettre des chèques pendant 5 ans, sauf régularisation.
  • La clôture du compte par la banque, avec un préavis de deux mois.
  • L’inscription au FICP, le fichier des incidents de crédit, si un découvert autorisé n’est pas remboursé malgré les relances de la banque.

Comment réagir ?

  • Surveillez votre solde avec les alertes SMS ou de l’application.
  • Négociez avec votre conseiller un découvert autorisé adapté, ou un étalement.
  • Demandez le remboursement de frais excessifs ou d’un rejet injustifié : les banques font souvent un geste.
  • Si vous êtes régulièrement à découvert, vérifiez si vous relevez du statut de client fragile, qui donne droit à des frais réduits.
  • En cas de difficultés durables, voir notre guide du surendettement.

Voir aussi notre guide des droits du client bancaire.

Infolettre

L’essentiel, chaque matin

Un e-mail par jour : l’article à la une et les publications récentes. Désinscription en un clic.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *