L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) a remplacé l’ISF en 2018. Il ne porte plus que sur le patrimoine immobilier, à partir d’un certain seuil. Qui est concerné, quels biens déclarer, comment est-il calculé ? Voici l’essentiel.
Cet article est informatif : pour un patrimoine important, faites-vous accompagner par un notaire ou un conseiller.
Qui est concerné ?
Les foyers dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier de l’année. Le patrimoine s’apprécie au niveau du foyer (couple marié, pacsé ou en concubinage notoire, et enfants mineurs).
Quels biens sont pris en compte ?
- les résidences principale et secondaires, les biens locatifs, les terrains ;
- les parts de SCI et de SCPI, et la part immobilière de certains contrats d’assurance vie en unités de compte ;
- la résidence principale bénéficie d’un abattement de 30 % sur sa valeur.
Certains biens sont exonérés, comme les biens professionnels, et les bois et forêts sous conditions. Les dettes liées aux biens imposables (crédit immobilier, travaux, taxe foncière) sont déductibles.
Comment est-il calculé ?
Le barème est progressif, de 0,5 % à 1,5 %, et s’applique à partir de 800 000 € dès lors que le seuil de 1,3 million est dépassé. Une décote réduit l’impôt pour les patrimoines compris entre 1,3 et 1,4 million. Le total de l’IFI et de l’impôt sur le revenu est plafonné à 75 % des revenus.
Comment le déclarer ?
L’IFI se déclare en même temps que l’impôt sur le revenu, au printemps, dans des annexes spécifiques. Voir notre guide de l’impôt sur le revenu.
Réduire son IFI
- Les dons à certains organismes d’intérêt général ouvrent droit à une réduction de 75 % du montant, dans une limite annuelle.
- La donation de la nue-propriété d’un bien sort sa valeur de votre patrimoine taxable. Voir notre guide de la donation.
- Évaluez vos biens au plus juste, en vous appuyant sur des références de prix récentes.
