La mobilité douce, le plus gros changement à venir ?

Ce mois-ci, je tenais à vous parler de mobilité. Et plus précisément, vous l’aurez deviné, de mobilité verte.

Les avancées technologiques à ce sujet, depuis une quinzaine d’années, sont sans précédent. Ici même, nous discutions récemment d’un système intelligent de charge de voiture électrique développé par Schneider Electric, capable de réguler la distribution d’électricité d’un bâtiment.

Notre urbanisme, nos emplois, nos loisirs, nos économies, notre alimentation et beaucoup de nos relations familiales ou professionnelles sont liés aux transports. Cela fait de ce secteur le deuxième plus gros responsable d’émissions de CO2 dans le monde, le premier en France. Le chantier est colossal, mais des solutions sont déjà là : le marché de la voiture électrique est en croissance exponentielle, l’aviation a initié sa mue, le secteur du train est relancé par les gouvernements et la micromobilité est de plus en plus vertueuse. C’est dans ce contexte que s’inscrit la solution Hype, labélisée par la Fondation Solar Impulse.

Hype est un système de management de flotte automobile à hydrogène, pour des activités de taxi. Ces voitures se chargent en trois à cinq minutes, et je les utilise régulièrement. J’ai moi-même parcouru avec une Hyundai Nexo à hydrogène presque 800 km. Les stations à hydrogène étant encore rares, l’accord avec HysetCo (dont Air Liquide, Kouros et TotalEnergies font partie), qui développe les infrastructures nécessaires pour la mobilité, permet à Hype de se fournir en carburant en profitant de stations mises à disposition. Ce système de coopération, que Hype va aussi mettre en place avec la compagnie McPhy, est un modèle idéal pour réduire au maximum l’impact de la rareté des stations. La compagnie de taxi espère avoir 10.000 taxis de ce genre en 2024, pour accueillir athlètes et visiteurs en vue des JO de Paris.

Alors que nos sociétés cherchent des solutions pour réduire l’impact des transports, et que tout le monde est d’accord pour abandonner les moteurs à essence ou Diesel, qui sont un symbole d’inefficience, il est important de savoir que des alternatives se présentent à nous. On prône la batterie pour les trajets courts et l’hydrogène pour les longs. C’est une possibilité. L’hydrogène vert offre aussi une indépendance énergétique pour ses producteurs, ce qui est en train de devenir une priorité pour nos gouvernements. L’autre avantage est d’offrir aux sociétés pétrolières une voie de reconversion. Vont-ils jouer cette carte énergétique ?