3 placements qui restent rentables… même par temps de crise

Mots-clefs : , , , , ,

Ils se nomment PER, SCPI ou encore fonds thématiques et ils ont un point commun : ils ont résisté à la crise. C’est, en tous cas, ce qu’estime Maxime Camus, le directeur général de la société de gestion de patrimoine en ligne Grisbee, récemment invité dans l’émission Intégrale Placements sur BFM Business.

En ces temps incertains, lesdits placements continuent de servir des rendements intéressants. Reste à déterminer de quel pourcentage il est question.

>> Partenariat BFM Business : découvrez les raisons d’investir dans les SCPI de rendement CORUM L’ÉPARGNE

L’option des fonds thématiques

“Aujourd’hui, nous chez Grisbee, on aime bien – et depuis longtemps, bien avant la crise – ce que l’on appelle les ‘fonds thématiques’. Je peux citer quelques thématiques notamment, l’intelligence artificielle ou le digital, la sécurité, la santé, l’environnement”, explique le patron de la société de gestion patrimoniale en ligne.

“Ce sont des fonds (…) qui ont montré leur résilience via la crise que l’on vient de vivre et qui s’inscrivent dans du long terme, dans des tendances de long terme”, détaille-t-il.

Jusqu’à 5% de rendement avec les SCPI en 2020

Parmi les placements sur lesquels lorgnent de plus en plus d’investisseurs, Maxime Camus évoque les SCPI, les sociétés civiles de placement immobilier. Un placement qui – bien que sensiblement impacté par la crise du coronavirus – pourrait, selon les projections des acteurs du secteur, encore servir un rendement moyen d’environ 3,8% en 2020 (contre 4,40% en 2019).

“A partir du moment où on est sélectif et où on retient des sociétés de gestion solides qui proposent des SCPI vraiment de taille critique importante et bien gérées, leur discours (celui des professionnels du secteur – NDLR) est rassurant. Sous réserve qu’il n’y ait pas une deuxième vague épidémique massive (…) qui pourrait remettre en question beaucoup de choses. Mais en l’état actuel, quand on entend les taux de distribution espérés pour l’année 2020, c’est vraiment plutôt rassurant. Et ça peut dépasser 5%”, assure l’expert.

Un PER qui monte en puissance

Commercialisé depuis octobre 2019, le nouveau PER (plan épargne retraite) introduit dans le cadre de la loi Pacte a très vite rencontré son public. Rien qu’entre son lancement le 1er octobre dernier et le 31 décembre 2019, 84.000 PER ont été ouverts pour près de 1 demi-milliard d’euros d’encours.

“C’est déjà pas mal, mais c’est très peu par rapport à ce qui va arriver. Il y a une forte accélération. Pourquoi ? Parce que beaucoup d’assureurs n’étaient pas prêts, n’avaient pas de produits prêts à distribuer fin 2019. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il y avait deux / trois assureurs au 1er octobre 2019 qui étaient capables de distribuer un PER. Ce qui est très peu. Aujourd’hui, il y en a plus d’une vingtaine (…). Et il y a également des phénomènes qui ont permis d’accélérer la collecte”, explique Maxime Camus.

A savoir : “le transfert d’articles 83 vers des PERP” (l’ancienne formule du PER). Lesquels seront transférés “après coup” vers des PER. “Parce que le transfert du PERP en PER peut se faire, mais il va falloir se dépêcher et ça c’est un ‘booster’ pour la collecte”, conclut le spécialiste.

Votre argent RSS – economie

Partager cet article