CAC 40 : Le CAC 40 cède 0,4% au lendemain d’un pic à plus de 6.000 points

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(BFM Bourse) – Brièvement repassé lundi en séance au dessus du seuil psychologique de 6.000 points pour la première fois depuis juillet 2007, l’indice phare parisien a redonné 0,4% mardi dans un marché dépourvu d’actualités fortes.

La vigoureuse séquence haussière enregistrée par le CAC 40, qui a ainsi dépassé lundi en séance le seuil de 6000 points pour la première fois depuis juillet 2007, a laissé place à de compréhensibles prises de bénéfices mardi. Le baromètre principal du marché parisien a reperdu 0,39% à 5.968,26 points, dans un volume d’échanges relativement soutenu de 3,8 milliards d’euros.

Il faut dire qu’après le soulagement provoqué la semaine dernière par la victoire des conservateurs britannique, Boris Johnson a proposé de bloquer légalement toute possibilité d’extension de la période de transition du Brexit au-delà de 2020. Ce qui implique en l’absence de ratification d’un accord que le pays pourrait finalement connaître une sortie désordonnée le 1er janvier 2021. C’est précisément l’issue que les investisseurs pensaient voir exclue, et le fait que le Premier ministre reconduit jeudi par un scrutin triomphal fasse de cette question l’une des ses priorités n’est pas considéré comme un très bon signal.

En zone euro par ailleurs, la balance commerciale a affiché un solde positif de 24,5 milliards d’euros en octobre, en hausse par rapport à septembre grâce à une hausse de 2,1% des exportations et à un repli de 0,9% des importations.

Rebond de la production industrielle aux Etats-Unis

Outre-Atlantique, après un début de séance prudent, une tendance légèrement haussière s’installe au moment de la clôture en Europe. Après 3,4% de hausse au cours des dix séances pour le S&P 500 par exemple, l’indice phare des gérants d’actifs prenait 0,07%, l’antique Dow Jones regagnait 0,24% et le Nasdaq à forte composante technologique était stable, après des indicateurs plutôt encourageants. Ainsi en novembre la production industrielle des Etats-Unis a rebondi de 1,1%, encore plus fortement qu’attendu, tandis que le nombre de logements mis en chantier a crû de 3,2%.

L’actualité sur le front des entreprises cotées françaises est restée relativement peu animée. Au sein du CAC 40, AccorHotels a progressé de 1,5% après la cession des actifs immobiliers d’Orbis (au pôle AccorInvest, dont le groupe est désormais minoritaire) et un accord portant sur le portefeuille des hôtels Mövenpick. Des opérations qui permettront de redistribuer 1 milliard d’euros supplémentaire aux actionnaires d’ici deux ans.

Accord pour Total en Angola

De son côté Total (+1%) a profité de la signature d’un accord en Angola, prolongeant sa licence auprès de Sonangol, et acquérant deux blocs supplémentaires sur un gisement concédé par le pays. Ipsos a pris 3,2% après la conclusion d’un partenariat avec l’agence de marketing stratégique Achemy-RX, pour proposer une offre commune sur le marché américain.

Le segment des small caps a été animé par quelques grosses variations, à commencer par celle de Fermentalg qui a rebondi de 23,4%, après la finalisation du processus de qualification de son huile algale naturelle “DHA ORIGINS 550” auprès de son partenaire commercial, le néerlandais DSM Nutritional Products. Dans l’autre sens, le titre très volatil Archos a rechuté de 27,2%, après un bond de 29% lundi.

Inversement, Safran, fournisseur via sa co-entreprise CFM International des moteurs Leap du 737MAX, a perdu 1,5% en raison de la suspension par Boeing de la production de l’appareil. Lui aussi fournisseur de l’avionneur américain, le fabriquant de rivets et autres systèmes de liaison Lisi a chuté de 9,3%.

La livre sterling en repli

Hors cote désormais (la cotation a cessé en octobre, sur un illusoire bond de 5,5%…), signalons par ailleurs que le tribunal de commerce de Lyon a ordonné la liquidation des actifs de la société Biom’up, qui se trouvait à court de trésorerie.

Sur le marché des changes, l’euro prenait 0,08% à 1,1155 dollar. Depuis son plancher d’octobre, la monnaie unique a repris environ 2,8% jusqu’à flirter (la semaine dernière) avec la barre de 1,12 dollar. En revanche, la livre sterling a glissé de 1,4% -sa plus forte baisse en un an face au billet vert- avec l’initiative de Boris Johnson en vue de bloquer une éventuelle prolongation de la période de transition – laissant croire que le Premier ministre n’est pas vraiment de parvenir à enfin entériner un accord.

Du côté de l’énergie, le baril de pétrole texan WTI avançait de 1,01% à 60,82 dollars vers 17h30, tandis que le Brent européen gagnait 0,86% à 65,90 dollars, les prises de position à la hausse se multipliant depuis l’accord initial conclu entre la Chine et les Etats-Unis, et alors que l’Energy Information Administration a signalé un probable ralentissement à court terme de la production de certains des bassins américains de schiste les plus prolifiques, Eagle Ford et Anadarko.

Guillaume Bayre – ©2019 BFM Bourse

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