CAC 40 : Le marché parisien poursuit son rétablissement

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(BFM Bourse) – La Bourse de Paris a accru ses gains mardi, après avoir décollé la veille de 4,61%. Encouragés par les signaux de plafonnement de l’épidémie dans certaines zones du globe, et par la perspective que les autorités prendront toutes les mesures pour permettre à l’économie de repartir, les opérateurs sont restés positionnés à l’achat, permettant au CAC 40 d’engranger encore 2,12%.

La Bourse de Paris veut croire à des jours meilleurs, partageant l’idée émise lundi par le président des Etats-Unis que le “bout du tunnel” se profile. Au lendemain d’un bond de 4,61%, Le CAC 40 a gagné 2,12% de plus à 4.438,27 points mardi, dans un volume d’échanges de plus de 4,1 milliards d’euros.

De leur côté, les principaux indices américains avançaient de 2,1% pour le S&P 500 et de 2,6% pour le Dow Jones (plus modestement 1,5% s’agissant du Nasdaq Technologique) alors que les investisseurs s’attachent aux signes de ralentissement de la pandémie. Aucun décès n’a été rapporté en provenance de Chine, pays touché en premier à partir de la fin décembre 2019, et l’Italie a fait état du plus faible nombre d’infections diagnostiquées en l’espace de trois semaines – en revanche le nombre de décès en Espagne a ré-augmenté après quatre journées consécutives de modération, et New York connaît la plus forte augmentation depuis le début de l’épidémie. Chez IG, Vincent Boy estime que le choix américain d’un confinement partiel et la non-interruption des transports au niveau national pourrait faciliter la propagation du virus à travers les États-Unis et provoquer “une nouvelle inquiétude puis une rechute des marchés financiers”. Mais pour l’heure, les investisseurs préfèrent visiblement voir le verre à moitié plein.

La valorisation des actions profite aussi des rumeurs, alimentées par des sources du Congrès et de la Maison Blanche, d’un nouveau plan de soutien économique d’environ 1.500 milliards de dollars d’ici mai.

Les valeurs massacrées poursuivent leur rebond Comme lundi et plus globalement depuis deux semaines, les secteurs en première ligne face à la crise sanitaire ont été les premiers bénéficiaires de la poursuite du rebond de l’indice mardi. Après avoir touché un plancher historique vendredi dernier, Unibail-Rodamco-Westfield a dominé le palmarès du CAC 40 de 16,4%. Les valeurs des secteurs bancaire, aéronautique et automobile ont aussi bénéficié de jolis rebonds (+7,3% pour Crédit Agricole, +6,6% pour Airbus, +6,9% pour Safran, +6% pour Peugeot, +4,5% Société Générale etc.).

Inversement, les défensives telles Carrefour (-3,4% ou Sanofi (-1%) ont fait les frais de cette nouvelle rotation sectorielle.

Sur le front des biotechs, l’heure semble à la mobilisation générale face au Covid-19. Medincell s’est envolé de près de 78% après avoir fait état d’un projet de programme clinique sur la base d’une formulation injectable de l’ivermectine, une molécule antipaludéenne et antiparasitaire bien connue. Biophytis a bondit encore plus fortement (+78,3%), la biotech travaillant plus spécifiquement sur un traitement de l’insuffisance respiratoire liée au Covid-19. Sa molécule Sarconeos devrait prochainement faire l’objet d’un essai à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, avec pour objectif de diminuer le recours à l’assistance respiratoire et a fortiori le passage redouté en réanimation.

Les investisseurs optimistes sur la réunion de “l’Opep+++”

Les prix du pétrole évoluaient en ordre dispersé avant la réunion “Opep+++” jeudi. Cette réunion exceptionnelle par visioconférence des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés via l’accord dit Opep+, qui doit leur permettre de statuer sur une réduction massive de la production pour sortir le marché de l’or noir du marasme, pourrait même être le théâtre d’une entente encore plus large. L’agence russe TASS indique en effet mardi que dix pays hors Opep+ ont été invités: le Canada (plus précisément l’Alberta dont les sables bitumeux regorgent de pétrole), l’Argentine, le Brésil, la Colombie, l’Égypte, l’Indonésie, la Norvège, les États-Unis, le Royaume-Uni et Trinidad et Tobago, ce qui amène certains analystes et opérateurs de marchés à parler d’Opep+++. En fin de journée, le baril WTI prenait 0,54% à 26,22 dollars, mais le Brent rétrocédait 0,33% à 32,94 dollars.

Enfin, sur le Forex, la monnaie unique enregistre un rebond face au billet vert (+0,85% à 1,0884 dollar) après avoir lâché plus de 2,5% lors de la semaine écoulée.

G. B. – ©2020 BFM Bourse

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