CAC 40 : Les petites valeurs françaises en Bourse à la peine en 2018

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Les petites valeurs ont largement dévissé par rapport au CAC en 2018

(BFM Bourse) – L’écart de performance entre les petites valeurs d’un côté, et les stars du CAC 40 de l’autre, n’aura fait que s’accroître au cours de l’année 2018.

Malgré le fort rebond observé au cours de la dernière séance complète de l’année à la Bourse de Paris, le CAC 40 abandonne toujours pas moins de 11,6% sur un an. Des pertes conséquentes, certes, mais pas supérieures à celles des autres grandes places européennes, le « Footsie » cédant 11,7% sur les douze derniers mois à Londres tandis que le Dax plonge pour sa part de 18,3% sur un an à Francfort. Surtout, le CAC 40 s’en sort plutôt bien par rapport à l’indice CAC Small (ex CAC Small 90) qui dévisse de 28,1% sur un an glissant. L’indice CAC Small regroupe une sélection des petites valeurs cotées à Paris qui ne font pas partie du SBF 120 (qui lui-même regroupe les 120 plus grosses valeurs de la place parisienne).

L’écart s’est creusé à partir de septembre

Alors que le CAC Small affichait des performances supérieures à celles de l’indice composé des 40 plus grosses capitalisations de la Bourse de Paris jusqu’à la mi-avril (voir graphique ci-dessous, selon des données de Sacha Pouget, président de Kalliste Finance), l’écart entre les deux a commencé à se creuser depuis, en faveur du CAC 40. Et alors qu’il n’était encore que d’environ 5 points début septembre, l’écart s’est creusé de plus d’une dizaine de points sur les trois derniers mois de l’année 2018, les small et mid-caps (petites et moyennes capitalisations) étant particulièrement chahutées en Bourse lorsque les investisseurs font preuve de plus d’aversion au risque comme c’est le cas au cours des derniers mois.

Plusieurs biotechs en pleine tempête boursière

26 des 40 entreprises du CAC 40 réalisent certes une performance négative au cours des douze derniers mois. Parmi elles, certaines accusent même des chutes très sévères à l’image de Valeo (-60,8%), Atos (-41%), Saint-Gobain (-37%), BNP Paribas (-36,7%), Renault (-35,6%), Société Générale (-35,4%), STMicroelectronics (-33,1%) ou encore TechnipFMC (-33%). Craintes sur un ralentissement de la croissance mondiale, effondrement des cours de l’or noir depuis début septembre, incertitudes sur le Brexit et le budget italien, guerre commerciale sino-américaine… Soit autant d’éléments qui expliquent ces mésaventures boursières.

Évidemment, c’est encore pire sur le CAC Small où pas moins de 17 groupes réalisent une plus mauvaise performance que Valeo au cours des douze derniers mois. Le record est à mettre à l’actif de Genomic Vision qui a perdu 91% de sa valeur. Malgré des résultats positifs sur certaines études, l’avertissement sur ses résultats publiés par la biotech en juillet aura été fatal à son titre. De même, Amoeba (-85%), Marie Brizard (-79%), Cerenis Therapeutics (-74%), Erytech Pharmaceutics (-67%) et Pierre et Vacances (-66%) ont toutes perdu plus des deux tiers de leur capitalisation sur un an. On notera la présence de nombreuses biotechs au palmarès des pires performances de l’année. D’autant qu’on aurait également pu citer AB Science (-61%), Cellnovo (-61,6%) ou encore Lysogène (-59,6%).

Quentin Soubranne – ©2018 BFM Bourse

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