CAC 40 : Troisième léger repli consécutif pour la Bourse de Paris, prudente avant le G20

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(BFM Bourse) – Le CAC 40 a enchaîné une troisième séance consécutive en territoire négatif, avec un nouveau (léger) recul de 0,13% à 5.514 points, les opérateurs limitant leurs initiatives à trois jours du prochain G20, en marge duquel Xi Jinping et Donald Trump doivent se rencontrer.

La Bourse de Paris a encore patiné mardi, les investisseurs demeurant prudents en attendant d’y voir plus clair sur l’évolution du front commercial sino-américain, alors que viennent s’ajouter des tensions géopolitiques de plus en plus fortes entre les États-Unis et l’Iran. Le CAC 40 a bouclé la séance sur un repli de 0,13% à 5.514,57 points, dans un volume d’échanges encore limité à 3 milliards d’euros et au lendemain d’une légère baisse de 0,12%.

Le regard des opérateurs est clairement déjà tourné vers le G20 qui se tiendra vendredi et samedi à Osaka (Japon), avec en point culminant la rencontre entre les chefs d’État chinois et américain, Xi Jinping et Donald Trump. Si les négociateurs des deux plus grandes puissances mondiales ont renoué le dialogue, lundi, après six semaines de gel des discussions, les dernières déclarations en provenance de Washington n’incitent pas les investisseurs à l’optimisme. De fait, un représentant de l’administration Trump a déclaré que ce dernier considérait l’entretien à venir avec son homologue comme “une chance de connaître la position de Pékin sur le conflit commercial”. Le président américain a également annoncé qu’il était “à l’aise” avec toutes les issues possibles aux négociations qu’il mènera avec Xi Jinping.

L’autre sujet qui préoccupe les marchés, c’est l’escalade des tensions géopolitiques entre l’Iran et… les États-Unis. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que la décision des Etats-Unis d’imposer des sanctions au guide suprême de la révolution islamique et à d’autres hauts représentants de l’Iran “fermait définitivement le canal diplomatique” entre les deux pays. De leur côté, les États-Unis avaient répondu en assurant que, de leur côté, la porte des négociations restait ouverte. La désescalade n’aura toutefois pas duré longtemps puisque Téhéran a déclaré mardi qu’il comptait s’affranchir davantage de l’accord de 2015 sur le nucléaire. Sur fond de surenchères, la tension est donc encore montée d’un cran d’autant que, sans surprise, l’annonce du gouvernement iranien a provoqué l’ire de Donald Trump. Le président américain a qualifié la réaction de l’Iran à sa proposition de discussions “insultante”, jugeant qu’elle témoignait de “l’ignorance” de Téhéran, dont toute attaque serait suivie de représailles américaines “écrasantes”.

Outre-Manche, le favori à la succession de Theresa May, Boris Johnson, a une nouvelle fois promis lundi soir que le Royame-Uni quitterait l’Union européenne au plus tard le 31 octobre prochain, avec ou sans accord. “Je fais la promesse que nous sortirons de l’UE à Halloween le 31 octobre”, a déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères dans une interview accordée à la BBC. “Et pour faire comprendre à nos amis et nos partenaires à quel point nous sommes sérieux, nous devons enfin arrêter avec le défaitisme et la négativité qui nous ont plongés dans un nuage noir depuis si longtemps et nous préparer avec confiance et sérieux à une sortie sans accord”, a-t-il ajouté.

Du côté des indicateurs, la confiance des consommateurs américains, mesurée par le Conference Board, a chuté en juin, contrairement aux attentes des analystes, à son plus bas niveau en presque deux ans.

L’OPA de Capgemini sur Altran reçoit un accueil favorable

Sur le front des valeurs, l’action Capgemini a bondi de 8,4% euros tandis que celle d’Altran (+22,2%) s’est alignée sur le prix de l’OPA annoncée à 14 euros par action pour créer un géant aux 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Si la hausse de la cible était attendue, le bond du titre de la première entreprise française de services du numérique prouve que le marché réagit favorablement à ce rapprochement entre les deux groupes technologiques.

Portée par l’annonce d’un gros accord de licence en Chine pour son candidat-médicament élafibranor, la biotech Genfit a finalement bouclé la séance sur un repli de 0,6%, rattrapée dans l’après-midi par la chute de son concurrent américain Conatus.

Pénalisé par un abaissement violent de la recommandation -et surtout de l’objectif- de Berenberg, le groupe de télécoms Iliad lâche 3,4% et signe la pire performance du SRD vers 12h45.

Enfin, Renault a encore cédé 2%, l’une des plus mauvaises performances du CAC avec Michelin (-2,7%) et Carrefour (-3,5%) alors que le patron de Nissan a difficilement entrouvert la porte aux discussions sur la structure de l’alliance avec Renault lors d’une assemblée générale d’actionnaires particulièrement tendue. De l’autre côté du palmarès, la jolie performance d’Airbus (+1,6%) est à signaler.

Sur le front pétrolier, le baril de Brent de mer du Nord grimpait de 0,76% à 65,27 dollars et celui du brut léger texan, WTI, prenait 0,61% à 58,10 dollars. L’euro cédait un peu de terrain face au billet vert (-0,11% à 1,1385 dollar) vers 18h25.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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