SCPI, assurance-vie, actions… Comment réduire les frais de vos placements

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Avec d’un côté, des frais d’entrée ou de souscription (qui certes se révèlent négociables), et de l’autre des frais de sortie (ou commissions de rachat) qui peuvent aussi être prélevés lors de la revente de vos parts (là, encore négociables), les rendements de vos placements se trouvent souvent largement amputés.

En principe, les frais en question sont fixés proportionnellement par rapport au montant des souscriptions ou des rachats. Ils ont pour but de rémunérer les services des gestionnaires d’actifs, tel que le rappelle régulièrement l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le problème, ce n’est pas tant leur existence, c’est surtout qu’à ces frais peuvent encore venir s’ajouter d’autres prélèvements. A commencer, par exemple, par une commission de surperformance lorsqu’un placement collectif dépasse des objectifs préalablement définis.

Dans cet amoncellement de douloureuses, il faut aussi considérer les frais de garde – plus connus sous le nom de droits de garde – qui vous seront généralement ponctionnés pour le simple fait de conserver bien au chaud vos économies. Il ne faut pas non plus oublier la fiscalité qui sera, ensuite, appliquée sur les rendements de vos placements. A titre d’exemple, l’AMF souligne qu’”en moyenne, un portefeuille de 10.000 euros composé de 10 lignes d’actions se verra appliquer chaque année 65 euros de droits de garde (soit 0,65 %). Les droits de garde pour un portefeuille de 60.000 euros (10 lignes) seront de 156 euros (soit 0,26 % du montant total du portefeuille)”.

Selon l’autorité financière, les frais en question peuvent, tout cumulé, osciller entre 3 et 4% de l’épargne placée. Le problème tient essentiellement au fait que les rendements – notamment des produits les plus sécurisés – ont tendance à s’étioler d’année en année, mais que les frais prélevés par les banques et autres courtiers ou instances, eux, demeurent identiques.

Faire jouer la concurrence

Pour limiter ces frais, l’une des premières options qui s’offre à vous consiste naturellement à aller voir ce qui se passe du côté de la concurrence. De la même manière que les taux de rémunération proposés varient selon les établissements, les frais appliqués aussi. Ici, l’idée tient au fait de demander des informations précises concernant les frais appliqués avant même de souscrire. Votre conseil est, en effet, tenu de vous adresser toute la documentation nécessaire.

N’hésitez pas également à estimer le véritable poids des frais appliqués à chaque placement avant toute souscription. Pour vous y aider, l’AMF a mis au point un “calculateur financier” qui vous donnera un éclairage précis concernant le rendement de vos placements. Un autre outil dédié aux frais boursiers cette fois est également disponible sur le site de l’autorité.

Opter pour une gestion en ligne

Pour alléger la note et augmenter les rendements de vos placements, l’autre piste à emprunter peut-être celle de la gestion en ligne. Pour rappel, il existe trois façons de gérer un portefeuille d’investissements. Votre banque ou votre gestionnaire d’actifs peuvent vous proposer soit une gestion dite “sous mandat” (dans ce cas, vous déléguez la totalité de la gestion de votre portefeuille à un professionnel), soit une gestion conseillée (votre gérant ne peut pas intervenir directement dans l’arbitrage de votre portefeuille mais vous conseille et garde son pouvoir de décision), soit une gestion pilotée (pour le coup, votre conseil doit gérer votre portefeuille selon les orientations que vous avez choisies).

De manière générale, les investisseurs qui tablent sur une gestion pilotée sont ceux qui, d’une part, ont du temps à consacrer à cette gestion, d’autre part, disposent d’une bonne compréhension des placements opérés, des marchés et des fluctuations boursières. Une forme de gestion qui se veut donc le plus souvent réservée aux initiés. Tout en sachant qu’il est possible de confier une partie de votre portefeuille d’investissement en gestion sous mandat en ayant la main mise sur le reste.

Cela étant, après les assureurs en ligne, les SCPI en ligne, les banques en ligne et autres services et corps de métiers en ligne, il existe donc aussi des sociétés de gestion d’actifs en ligne qui, parce qu’elles sont en ligne justement, permettent de réduire de manière importante l’ampleur des frais associés à vos placements. Un certain nombre d’intervenants peuvent vous proposer de vous délester des frais d’entrée sur un grand nombre de placements, notamment de fonds sur vos PEA par exemple. Vous pouvez également largement diminuer les frais liés à votre assurance vie avec 0% de frais d’entrée et d’arbitrage, 0% sur les versements, et des frais de gestion de limité selon les acteurs de 0,60% à 0,85% par an.

En outre, les spécialistes du secteur s’accordent sur un point. Ce n’est pas parce que tarifs “low cost” appliqués il y a que la performance s’en trouve diminuée pour autant. Sur ce point, l’AMF est claire. Sur les fonds en euros qui structurent les contrats d’assurance vie par exemple, les performances des acteurs digitaux, moins chers, se révèlent même le plus souvent meilleures que celles des banques et des assureurs traditionnels. D’où, là encore, l’intérêt de faire jouer la concurrence.

La carte du “low cost” boursier

Du côté de la Bourse cette fois, certaines instances financières ont lancé ce que l’on appelle des gammes de trackers “low cost”. Des fonds indiciels cotés qui revêtissent l’intérêt non négligeable de vous permettre d’investir en actions à partir de 0,04% de frais de gestion (contre 2% pour une sicav traditionnelle par exemple).

Une fois n’est pas coutume, lorsque générer du rendement relève davantage du parcours du combattant que de la balade champêtre, le fait de limiter les frais sur vos placements quels qu’ils soient (immobiliers, financiers, d’épargne, etc.) permet non seulement de dynamiser le rendement réel de votre portefeuille d’investissement mais également d’accroître votre pouvoir d’achat. 

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