De retour de Noël, la Bourse de Paris a de quoi célébrer à l'ouverture

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Entre l’accord commercial post-Brexit, la ratification du plan de relance américain et le lancement de la campagne vaccinale en Europe, la Bourse de Paris devrait débuter la dernière semaine de décembre en hausse lundi à son retour de la pause de Noël.

Le contrat à terme sur l’indice CAC 40 progressait de 0,81% une quarantaine de minutes avant l’ouverture.

Depuis jeudi, veille de Noël, où la cote parisienne avait légèrement reflué (-0,10%) à 5.522,01 points à l’issue d’une séance écourtée, plusieurs annonces majeures sont intervenues, à commencer par celle d’un accord commercial post-Brexit entre Londres et Bruxelles après quatre ans et demi d’incertitude et de déchirements.

Une nouvelle réunion est prévue lundi à Bruxelles pour lancer la signature de ce traité commercial par les Etats membres à trois jours de la fin de la période de transition. Ils devront également décider d’une application provisoire car le Parlement européen ne pourra le ratifier que début 2021.

Autre soupir de soulagement aussi du côté américain : après des jours de résistance, le président Donald Trump a finalement ratifié dimanche soir le nouveau plan de relance économique de 900 milliards de dollars qui avait été adopté il y a une semaine au forceps par le Congrès.

Moins d’un mois avant son départ de la Maison Blanche, le président sortant a également signé dans la foulée la proposition de loi de financement de l’Etat fédéral, ce qui permet d’éviter la fermeture mardi des services publics.

Deux programmes d’assistance fédérale avaient expiré samedi à minuit pour 12 millions de personnes ayant perdu leur emploi à cause de la pandémie.

Le nouveau plan de relance prolonge jusqu’à mi-mars ces allocations versées aux chômeurs, accorde des prêts garantis aux entreprises, prévoit des milliards de dollars d’aides aux PME, aux sociétés de la restauration, de l’hôtellerie, du transport aérien etc – prolonge la trêve hivernale et prévoit des fonds pour la distribution des vaccins anti-Covid.

Les acteurs de marchés s’attendaient à ce qu’un accord soit conclu fin 2020 mais pas forcément à ce qu’il tarde autant à être ratifié.

Prévoyant un hiver difficile pour l’Europe, les marchés restent attentifs à l’évolution sanitaire.

En Europe comme aux Etats-Unis, les autorités redoutent une troisième vague épidémique après les fêtes de fin d’année.

Face à des niveaux de contamination préoccupants, plusieurs pays, tels que la Pologne, l’Autriche ou Israël sont de nouveau soumis à des mesures de restrictions.

Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca a de son côté affirmé dimanche être parvenu à une « protection de 100% » contre les formes sévères du Covid-19 avec son vaccin mis au point avec l’université d’Oxford, très attendu car peu coûteux et ne requérant pas une température aussi basse que celui de Pfizer/BioNTech.

Valeurs à suivre

Le secteur automobile : l’association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a fait état d’un « grand soulagement » après l’annonce d’un accord post-Brexit.

Airbus : le groupe aéronautique s’est félicité de l’annonce de la conclusion d’un accord entre l’UE et le Royaume-Uni.

Getlink : l’ancien Eurotunnel s’est lui aussi réjoui d’une décision « bénéfique aux personnes et aux entreprises » qui « met fin à une longue période d’incertitudes ».

Le secteur des matières premières est à surveiller face aux perspectives de reprise économique.

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