CAC 40 : La BCE et la Fed volent à la rescousse des marchés mondiaux

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(BFM Bourse) – Mal embarquée après la publication d’indicateurs attisant les craintes inflationnistes des investisseurs, la semaine s’est mieux terminée après que les banques centrales ont -une fois de plus- ramené ordre et sérénité sur les marchés.

Les marchés boursiers mondiaux ont terminé la semaine en trombe (+1,3% pour le CAC, +0,8% pour le Dow Jones, +1,9% pour le Nasdaq), alors que les investisseurs semblent croire à l’hypothèse des banques centrales qui répètent que l’inflation sera transitoire et martèlent qu’il est trop tôt pour réduire leurs soutiens monétaires.

La remontée des indices actions a été soutenu, depuis jeudi, par le repli du taux des Treasuries américains à dix ans, qui s’affiche à 1,64% vendredi vers 17h30, contre près de 1,70% ce mercredi.

Vu les chiffres publiés cette semaine sur l’accélération de l’inflation aux États-Unis, les investisseurs continuent de se demander si les banques centrales ne vont pas être contraintes d’interrompre leur politique monétaire ultra-accommodante plus tôt que prévu. Pour la Banque centrale européenne (BCE), la réponse est non: le conseil des gouverneurs s’est accordé lors de sa réunion fin avril, dont le compte-rendu a été publié vendredi, sur le fait de ne pas réagir trop rapidement à la hausse de l’inflation.

Des hausses de prix liées aux pénuries

Les 25 banquiers centraux (six membres du directoire et les gouverneurs des banques centrales nationales des dix-neuf pays de la zone euro) étaient “généralement d’accord” sur “l’importance de voir” que la hausse des prix est “temporaire”, tout en anticipant une “volatilité accrue” qui devrait intervenir “dans les douze prochains mois”.

Philip Lane, chef économiste de la BCE, a par ailleurs prévenu que les pressions sur les prix “devraient s’intensifier quelque peu en 2021 en raison des tensions sur les approvisionnements à court terme et de la reprise de la demande intérieure”, l’inflation sera en conséquence “volatile pour le reste de l’année”.

La veille, jeudi, c’était le gouverneur de la Fed Christopher Waller qui avait rassuré les investisseurs en affirmant que l’institution ne relèverait pas ses taux d’intérêt avant d’avoir observé un dépassement prolongé de son objectif d’inflation, favorisant un net rebond des indices européens en cours de séance sur fond de chasse aux bonnes affaires. Ses propos faisaient suite à la publication, mercredi, de l’indice des prix à la consommation qui a crû de 4,2% sur un an en avril aux Etats-Unis, soit sa plus forte hausse depuis 2008, après 2,6% le mois précédent (calculé d’un mois sur l’autre, la progression ressort à 0,8%, ce qui constitue la plus forte progression sur un mois depuis 1981).

Quentin Soubranne – ©2021 BFM Bourse

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