CAC 40 : Ce que vous devriez pouvoir gagner en Bourse au cours des 5 prochaines années

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(BFM Bourse) – D’ici à cinq ans, ce sont les actions d’entreprises cotées, à commencer par celles des pays émergents, qui devraient rapporter le plus aux investisseurs parmi les différents actifs financiers, parie Robeco.

Détaillant les performances auxquelles les investisseurs peuvent aspirer au cours des cinq prochaines années, la société de gestion Robeco anticipe 4% de croissance moyenne sur les actions des pays développés. Soit une espérance de gains de près de 1700 euros pour 10.000 euros placés aujourd’hui, en dépit d’un inéluctable ralentissement de l’économie mondiale. La performance pourrait monter à 4,5% pour les actions de pays émergents, soit 1925 euros de gains pour la même somme de départ, moyennant un peu plus de risque.

Le potentiel de l’immobilier coté ressort à 3,25% l’an, ou près de 1365 euros de gains sur cet investissement.

Les placements de trésorerie ne devrait guère rapporter que 0,5% l’an, soit à peine plus de 200 euros sur 10.000 investis.

Enfin, les obligations d’Etat n’apparaissent pas comme un bon placement avec un rendement moyen négatif de 0,25% chaque année, et même de -1,25% s’agissant des obligations allemandes, considérées comme un placement sûr.

Vers une probable récession outre-Atlantique

Dans son étude « Expected Returns 2019-2023 », la société de gestion remarque que le cycle de croissance de l’économie mondiale aujourd’hui est l’un des plus long depuis la seconde guerre mondiale. Seule la phase d’expansion qui avait suivi la récession (modérée) de 1990-1991 a été plus longue – à ce stade. Même si aucune institution telle que le FMI ne se hasardera à prédire une récession aux Etats-Unis, elle semble néanmoins inévitable, souligne Robeco.

Elle pourrait survenir mais seulement après les élections présidentielles de novembre 2020: « jusqu’à cette date, les autorités américaines devraient laisser la croissance dépasser son potentiel en adoptant un positionnement procyclique, qui finira par devenir insoutenable en raison de l’intensification des tensions inflationnistes et du creusement de la dette publique ».

Alors que les banques centrales réduisent l’assouplissement quantitatif et poursuivent leur resserrement monétaire, l’expansion va forcément ralentir. « Les valorisations étant élevées dans les principales classes d’actifs, la transition vers la phase suivante risque fort d’entraîner un décrochage des marchés ».

Les investisseurs patients n’ont pas de raison de paniquer

Pour autant, il n’y a pas de raison de paniquer, selon l’établissement. « Il est clair que le contexte d’investissement pourrait changer de façon radicale dans les cinq prochaines années et que les conditions sont d’ores et déjà relativement difficiles : spreads (NDLR: écarts des taux d’intérêt des obligations souveraines) comprimés, survalorisation généralisée des principales classes d’actifs et faiblesse de la volatilité. Pour les investisseurs à long terme, il est donc logique de commencer à anticiper ces évolutions », explique Bart Oldenjamp, responsable du département Investment Solutions de Robeco. « Mais ils ne doivent pas oublier que la patience est un atout dans le monde de l’investissement aussi ».

Guillaume Bayre – ©2018 BFM Bourse

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