CAC 40 : La Bourse de Paris termine sur un repli contenu

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(BFM Bourse) – Toujours préoccupée par l’absence d’accords (tant sur le Brexit qu’au Congrès américain) et par le regain pandémique, la Bourse de Paris a poursuivi son repli mardi, dans un marché suspendu à la réunion de la BCE jeudi.

Sur sa lancé de la veille, le marché parisien a passé toute la journée dans le rouge mardi, mais en limitant tout de même son repli en fin de journée puisque le CAC 40 a clôturé à 5.560,67 points, c’est à dire une baisse de -0,23% contre -0,92% au plus bas du jour. L’absence d’accord entre républicains et démocrates sur un plan de relance budgétaire, ainsi qu’entre l’Union européenne (UE) et la Grande-Bretagne sur l’avenir du Brexit ont pesé sur la tendance.

Les échanges se sont encore réduits par rapport à la veille, à 2,9 milliards d’euros, témoignant de l’attentisme des opérateurs avant la conférence de presse de la Banque Centrale Européenne jeudi. L’institution de Francfort ne doit pas décevoir les investisseurs car “le marché a déjà largement anticipé que la BCE va continuer sa politique ultra-accommodante”, estiment les analystes de Saxo Banque.

Par ailleurs, sur le plan sanitaire, les investisseurs n’ont pas non plus de quoi se réjouir. Si à moyen terme, les perspectives de vaccin -le Royaume-Uni a commencé mardi matin à administrer celui de Pfizer/BioNTech aux personnes les plus vulnérables- permettent d’envisager une levée des restrictions, le rythme des nouvelles contaminations ne décroît plus aussi rapidement en Europe. Cela fragilise le passage à de nouvelles étapes du déconfinement avant la fin d’année, tant en France qu’en Allemagne. Dans le même temps, outre-Atlantique, la Californie a réimposé des mesures de restrictions tandis que le gouverneur de New York menace d’interdire la restauration en salle dans la ville si le nombre d’hospitalisation continue de grimper.

Les nouvelles économiques du jour n’ont donc pas suffi à rassurer, qu’il s’agisse du lancement d’un plan de relance de près de 600 milliards d’euros au Japon ou de la hausse bien plus marquée qu’attendu de l’indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne (à 55 pour le mois de décembre, contre un consensus à 45,5 et après 30 en novembre). Les investisseurs ont également pu prendre connaissance de la croissance du PIB de la zone euro, qui a atteint 12,5% au troisième trimestre par rapport au précédent, un chiffre très légèrement revu à la baisse dans une troisième estimation publiée par Eurostat.

Du côté des valeurs, les incertitudes liées au Brexit et à la réunion de la BCE ont pesé sur les banques en particulier (-2,6% pour Crédit Agricole, -1,5% pour Société Générale).

Le reste de la cote est principalement animé par des changements de recommandation -à retrouver ici- dont a notamment tiré profit TF1 (+5%).

FDJ a grimpé de 2,5% et revient à son plafond depuis son introduction, alors que la cagnotte de 200 millions d’euros qui n’a pas été remportée vendredi est remise en jeu ce mardi à l’Euromillions, ce qui pourrait engendrer des mises records.

Enfin, le spécialiste occitan de la désinfection par ultra-violets Bio-UV a fait part de ses perspectives de croissance ambitieuses pour les années à venir et pris 2,6%.

Sur le front des matières premières, les cours des hydrocarbures poursuivent également leur recul, alimenté par cet environnement défavorable à la prise de risque. Peu avant 18h30, le baril de WTI cédait 0,46% à 45,55 dollars, tandis que le Brent revenait proche de l’équilibre (-0,04%) à 48,77 dollars.

La monnaie unique grappillait encore 0,04% à 1,2114 dollar.

G. B. – ©2020 BFM Bourse

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