RENAULT : Les administrateurs de Renault confient à Thierry Bolloré "les mêmes pouvoirs" que Ghosn

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Carlos Ghosn reste PDG mais Thierry Bolloré se voit confier les

(BFM Bourse) – Le conseil d’administration considère que Carlos Ghosn est « temporairement empêché ». Le dirigeant demeure PDG du constructeur, mais pour assurer la continuité des opérations Thierry Bolloré est nommé directeur général délégué de Renault « à titre provisoire ».

Le groupe Renault a fait savoir mardi soir que son conseil d’administration avait décidé des mesures de gouvernance « provisoires » à la suite de la procédure judiciaire visant Carlos Ghosn au Japon, en confiant à Thierry Bolloré les mêmes prérogatives que le dirigeant mis en cause, tout en demandant à Nissan de lui faire part des informations éventuellement recueillies dans le cadre de l’enquête interne menée par son partenaire nippon.

Sans surprise, le conseil -présidé par son administrateur référent, Philippe Lagayette- a souligné ne pas être en mesure de se prononcer sur les éléments dont disposeraient Nissan et les autorités judiciaires japonaises à l’encontre de Carlos Ghosn, qui dirige Renault depuis avril 2005. Bien que « temporairement empêché », le dirigeant franco-libano-brésilien demeure donc président-directeur général, indique Renault dans un communiqué.

Afin de préserver les intérêts de l’entreprise et d’assurer la continuité de ses activités opérationnelles, le conseil d’administration a nommé à titre provisoire Thierry Bolloré en qualité de directeur général délégué. « Il exercera à ce titre la direction exécutive du groupe, disposant ainsi des mêmes pouvoirs que M. Ghosn », indique Renault.

Pendant cette période (aucune limite temporelle n’est précisée) le conseil se réunira « régulièrement », « pour préserver les intérêts de Renault et assurer la pérennité de l’Alliance ».

En outre, l’organe stratégique de Renault a décidé de « demander à Nissan, sur le fondement des principes de transparence, de confiance et de respect mutuel de la Charte de l’Alliance, de lui transmettre l’ensemble des informations en sa possession dans le cadre des investigations internes dont M. Ghosn a fait l’objet ».

« Le Conseil partage le soutien exprimé par la direction de Nissan au développement de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, qui reste la priorité du groupe », conclut le communiqué du groupe automobile tricolore.

Guillaume Bayre – ©2018 BFM Bourse

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